29 septembre 2010

Hélène Boldirewa

Je me propose de raconter ici ce qui est su de la période russe de ma grand-mère paternelle, Hélène Boldirewa.

« Ma grand-mère paternelle, Hélène Boldirewa, est née le 16 février 1898 à Taganrog, port de la Mer Noire, dont son père était alors le commandant militaire. Son père appartenait à une lignée de cosaques du Don originaires de la ville de Novocherkask, qui faisaient partie de la noblesse impériale à titre militaire. Il prit sa retraite en 1911 avec le grade de général-lieutenant, comme son père, après avoir commandé plusieurs régiments, brigades et divisions cosaques. La mère d’Hélène était d’origine balte. Les circonstances de sa rencontre avec son futur mari ne sont pas connues. Le ménage eut quatre enfants, deux filles et deux garçons, dont Hélène était l’aînée.

Ma grand-mère finissait ses études secondaires à l’Institut impérial Pavlovsk à Petrograd (ancien nom de Saint-Petersbourg) quand la révolution d’octobre 1917 éclata. Elle s’engagea alors comme infirmière dans l’Armée blanche sur le Don, où elle rencontra son mari, capitaine cosaque. Elle s’enfuit de Russie avec lui et l’un de ses frères en 1919 ou en 1920 par le dernier bateau en partance d’Odessa pour la Bulgarie, où naquit en septembre 1920 sa fille Liliane, ma tante, qui vit aujourd’hui à Antony.

Totalement sans ressources, le ménage décida d’émigrer en France, comme beaucoup de Russes blancs. Il arriva à Paris en 1922 ou en 1923 et y connut une vie très difficile. Les nouvelles de la famille restée en Russie étaient mauvaises: le père d’Hélène avait été fusillé par les révolutionnaires, sa mère survivait en faisant du blanchissage, sa soeur avait disparu. Mais les nouvelles de ses frères étaient meilleures, car tous deux avaient pu gagner la Yougoslavie, où elle pourra les revoir trente ans plus tard. La santé de son mari déclinant, Hélène s’engagea dans une troupe de ballet russe montée par son ancien professeur de danse à l’Institut Pavlovsk. La troupe, qui connaissait un certain succès, effectuait des tournées. L’une d’elles conduisit Hélène au Maroc, où un climat plus chaleureux et une forte communauté de Russes blancs, dont certains avaient connu ses parents, lui firent décider de s’y installer. Une vie nouvelle pouvait commencer. Quelques années plus tard, Guy naissait à Casablanca et Liliane pouvait les y rejoindre.

Alexis d’AVOUT d’AUERSTAEDT

Mars 2010

En plus du texte je joins 3 photos d’époque des principaux protagonistes, à savoir:

– Le général-lieutenant  Stepan BOLDIREV dit STIOPA, le père de ma grand-mère,  en uniforme de sortie de capitaine du régiment de la Garde Atamanski, avec fourragère d’aide-de-camp sur son épaule droite (vers la fin des années 1870),

– Anna BOLDIREWA son épouse,

– Hélène BOLDIREWA dite MIMI leur fille née en 1898, ma grand-mère, en uniforme de sortie de l’institut Pavlovsk.

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